Le lendemain, lundi, Malisse, Jovial et Corbot ontoccupé un coinde la cour de récréation du lycée. Ils par-laient bas1. De temps entemps, ils se retournaient pourvoir si personne ne les écoutait.Sans doute, ils avaient ungrand secret à se communiquer2.- Alors,on est d'accord: à l'heure du dîner, on y va tousles trois. Quechacun apporte ce qu'il peut !L'histoire d'André, leur nouveaucamarade de classe, lesoccupait beaucoup. Ce garçon silencieux,pas très joli avecses cheveux roux, n'avait jamais le temps dejouer aprèsles classes. Ils ont appris qu'à l'âge de quatre ans,Andréavait perdu ses parents. Il vivait maintenant avec songrand-père...... André a rapidement traversé la ville. Voilà la ruebienconnue. Heureusement qu'il n'a pas plu depuis plusieursjours.Son pantalon ne sera pas trempé3, et, demain, avantl'école, il nefaudra pas nettoyer les chaussures. Il montel'escalier. Que c'esthaut, cette mansarde ! Plus il monte,plus il va lentement. Hier, lajournée a été mauvaise. Cette16Unité 1LECTURE 21maladie degrand-père... Des amis? Il n'en a pas ! On nel'aime pas... Il ne peutpas jouer comme les autres. Dansla chambre son grand-père estassis dans un vieux fau-teuil: il dort. André fait quelques pas versla cuisine, maisil ne peut pas éviter un tabouret4qui serenverse5avec ungrand bruit. Grand-père ouvre les yeux.- C'esttoi, André? Oh ! Je me suis endormi6.- Je n'ai pas voulu teréveiller, grand-père.- Ce n'est rien. Je ne peux pas dormir toute lajournée.Je ne dormirai pas la nuit... Tu as eu une bonne journéeàl'école?- Moi, oui, et toi, grand-père, ça va mieux?- Oh, oui, monpetit, ça va beaucoup mieux.A ce moment-là, on a frappé à laporte. - Qui peut bien venir chez nous? et à cette heure- ci?penseAndré. - Entrez ! dit-il à haute voix.La porte s'ouvre... un garçonparaît, puis un deuxième,et encore un troisième. Chacun d'eux aun petit paqueten main...- Bonsoir, Monsieur. Bonsoir, André...-Bonsoir ! André ! Ce sont tes amis, n'est-ce pas? Trèsheureux defaire votre connaissance, messieurs. André,donne des chaises à cesmessieurs.17André est très étonné. Des amis, lui?Corbot, Malisse etJovial se sont assis. Ils se sontregardés un moment, puis Jovial adit:- Nous sommes venus ici hier tout à fait par hasard.Nous vousavons trouvé malade, monsieur, et nous avonsdécidé de venirencore une fois. Cette fois-ci pour aiderAndré.- Nous avonsapporté quelque chose pour André et pourvous, monsieur... duchocolat, quelques oranges, des cit-rons...... Désormais, André avaitdes amis !Souvent, après les classes, Cloujas l'aidait à fairelesdevoirs, il l'accompagnait chez lui. En chemin7, ils faisaientlescourses ensemble. Les autres garçons aidaient aussileur amiautant qu'ils pouvaient8. Bonneau est venu un jourpour fairequelques petites réparations: une fenêtre qui fer-mait mal, le fer àrepasser9qui ne chauffait plus10... Il étaithabitué à ces petitstravaux. C'était lui qui les faisait tou-jours à la maison. Un jour,André a été très étonné de nepas retrouver ses chaussures. Il estvrai qu'elles étaientvieilles et usées11... Le lendemain, Cloujas les arapportées.Mais ce n'étaient pas les mêmes chaussures ! Ellesétaientréparées, elles brillaient comme si elles étaientneuves...André est devenu souriant. Il lui semble qu'il a desforcesnouvelles. Ces forces lui viennent de ce groupe d'amis.Oui,vraiment, on peut dire que "l'union fait la force".
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